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Tome second.
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220 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

volution, une dime qu’il fallait resserrer, du moins,à ce que j’ai ouï dire à mon père. Une cour les sépare,d’où, sur la gauche, s’ouvre le chemin qui conduit auvillage, distant de 3 ou 400 pas, et de là à Saulx-le-Duc, et enfin à Dijon. Du côté droit de la maison, lacour est fermée par la haie, qui entoure un terrainplanté, que nous appelons meix dans ce pays, et dontla contenance est d’un peu plus d’un journal.

Au-dessous de la terrasse, du meix et de la façadede la maison, dans la pente au sommet de laquelle elleest placée, est une terre d’un peu plus de 60 journauxet qu’on avait partagée en deux soles. Cette terreétait bornée, à droite, par un pâquier commun, audelà duquel commencent des bois qui s’élèvent jus-qu’au sommet de la montagne, sur le penchant de la-quelle nous sommes placés. A gauche, le cours duruisseau la borne et la sépare d’une autre pièce de40 journaux, placée sur une pente semblable, dont35 appartiennent à la terre qui formait la 3 e sole,laissant au sommet, vis-à-vis de la maison, mais del’autre côté du ruisseau, environ 5 journaux restéssans culture et destinés à la vaine pâture. Sur lesdeux flancs du ruisseau ou plutôt du torrent, car ilcoule entre des pierres, où la rapidité de son coursle fait écumer, se trouvait un pré, lequel occupaitenviron 8 journaux; les eaux dont il était arrosé yfaisaient pousser un foin très touffu, et par celamême très abondant, car les eaux qui s’écoulent denos montagnes ont des propriétés singulièrement fer-tilisantes.

Sur le derrière du manoir, mais à peu de distance,se trouvait encore une pâture de 10 à 11 journaux,