a l'agriculture dë la France.
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située dans le vallon, au-dessous d’un bois de 30 hec-tares, qui complétait la propriété; mais dont je n’a-vais pas la jouissance. Ma ferme comprenait ainsi 127journaux de terre à peu près contigus et j’en payaispar conséquent 13 fr. par journal.
Le terme arrivé, j’en pris possession; ma femmem’avait apporté en dot, outre son trousseau, 1,200 fr.comptant et quelque mobilier. Mon pauvre père, quin’était pas riche, voulut me donner un porc engraisséet six hectolitres de blé; c’était tout ce dont il pouvaitdisposer.
Le fermier sortant m’avait laissé, d’après les clausesdu bail, les terres ensemencées, les pailles et fourrages,les ustensiles et instruments aratoires, plus, un chep-tel consistant en six vaches et deux génisses, quatrechevaux dont un de deux ans, et une trentaine debêtes à laine. J’avais en outre un droit de parcours etde glandée dans les bois communaux, et sur les pà-quiers de la commune.
On peut dire que la ferme était chèrement payéepour des terres dont le meilleur produit n’allait qu’audeux et demi pour un. Mais elles étaient attenantes àla ferme. Il en dépendait un pré de sept ou huit voi-tures de foin, au moyen desquels on pouvait entretenirun attelage avec lequel on faisait des transports et l’onregagnait les gages des valets. On pouvait enfin amé-liorer la culture et c’est sur quoi je comptais.
La nature des terres est ferrugineuse, friable etmêlée avec les débris d’un calcaire feuilleté que lacharrue détache du fond et ramène à chaque coup à lasuperficie. Ce terrain n’est pas mal disposé; mais ilest maigre, dépourvu d’humus et rien n’v foisonne, à