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Tome second.
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222 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

moins de l’avoir fortement amendé, soit par des en-grais, soit par des arrosements. La pâture des onze jour-naux, situés au-dessus de l’habitation et aux pieds desbois, se compose seule d’un sol tout différent. Il estnoir, friable, profond, et me semble évidemmentprovenir d’un ancien abattage de futaies dont le par-cours des bestiaux a détruit la repousse. 11 a gardéainsi en dépôt le détritus végétal que le temps y avaitamassé.

Je ne gardai à mon service, pour le premier hiver,qu’un garçon de charrue, habitué dès longtemps dansla ferme pour en soigner les chevaux, une servante debasse-cour chargée du gouvernement des vaches, etune jeune fille pour conduire les moutons au pâturage,ainsi que les vaches, lorsqu’elles pâturaient sur le do-maine; car le pâtre de la commune s’en chargeaitquand elles allaient dans les bois ou sur les pâquierscommunaux. Nous n’étions ainsi que cinq personnes àtable; mais j’étais convenu avec deux bons travailleursdu village de leur donner 75 cent, pour les journéesd’hiver pendant lesquelles je les emploierais, et jepouvais me procurer pour la même saison des journéesde femmes moyennant 30 cent., le tout non compris lanourriture que je leur donnais.

Mon premier soin fut d’occuper une vingtaine dejournées de ces femmes à ramasser des feuilles dansle bois de mesdemoiselles Renaud, dont j’avais reçula permission, et que nous allions chercher avec lescharrettes, afin de pouvoir augmenter les engrais endonnant au bétail autant de litière qu’il en pouvaitconsommer. Ces feuilles étaient ramassées là où le tail-lis avait moins de sous-bois, et où il y avait le plus de