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Tome second.
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A 1 /A 6 RI CULTURE DE LA FRANCE. 223

charmes et de bois blancs, afin d’employer le moinspossible de feuilles de chênes, lesquelles portent dansla terre un acide nuisible. Je ramassai quinze char-retées de ces feuilles, qui doublèrent en se convertis-sant en fumier, ce qui augmenta de trente charretéesle volume de mes engrais, et me permit de donnerplus de paille à mes bestiaux. J’ai continué cet usageauquel je n’ai trouvé que des avantages.

Ma seconde opération faite dans le même but con-sista à nettoyer les bâtiments, les cours, tous les abordset les recoins du manoir, de toutes les immondices quis’y trouvaient pour grossir le volume de mes engrais;mais ce n’étaient là que de menus travaux et trois ob-jets plus importants m’occupèrent. Le premier futd’aller avec mon valet dans le pré pour aplanir lesvieilles taupinières et les inégalités dont sa surfaceétait bosselée. Ce pré donnant une herbe beaucoupplus touffue sur le bord de l’eau et partout où l’arro-sement pouvait atteindre, j’essayai d'établir, au som-met du triangle que formait ce pré en s’évasant surles deux côtés du torrent, un barrage avec des pieuxque j’entrelaçai par un fascinage chargé de pierres etde gazon. A partir de ce point, j’ouvris deux rigolesqui longeaient des champs sur les deux flancs du pré,et je vis avec une extrême joie que les eaux, retenuespar le barrage, s’échappaient en coulant à grandsflots dans mes rigoles. De place en place je fis des re-tenues pour obliger ces eaux à s’épandre sur le gazon,en sorte que celui de la totalité du pré se revêtit bien-tôtde la même verdure que j’avais admiréesur les bordsmêmes du torrent. Ce travail bien peu coûteux aug-menta cependant ma récolte de deux voitures de foin.