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Tome second.
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228 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

quelques courses, et malgré les reproches de ma con-science, j’allai voir le cheval et la carriole en question,me promettant de ne l’acheter qu’au cas où je l’auraisà très bas prix. Le bidet n’était ni grand ni jeune ;mais il était fort et encore vigoureux, on en voulait100 fr., et 72 du harnais et de la carriole, qui, destinéeà transporter des veaux, convenait ainsi à mes be-soins. Je gagnai 10 fr. sur ce prix, et pour 162fr. j’eusmon équipage.

Je m’en revenais assez content de mon marché,pour l’annoncer à mon compagnon de voyage, lors-qu’en passant devant la porte du Grand-Cerf, j’y visdes rouliers arrêtés, desgendarmeset un attroupement.Il s’agissait de régler l’indemnité demandée par unberger à un des rouliers dont la charrette avait rompula jambe d’un mouton en lui passant dessus. Le bergerprétendait à une grosse indemnité, attendu que lebélier en question faisait partie d’un lot de 20 mé-rinos que MM. Girod de Naz avaient vendu au maré-chal Marmont, en raison de 400 fr. la tête, et qu’ilconduisait à Châtillon. Le roulier répondait que lemaréchal avait pu payer ces moutons ce qu’il avaitvoulu ; mais que lui, roulier, n’était pas tenu à payerun mouton plus qu’un autre, et qu’il en donnerait ceque deux des bouchers de la ville l’estimeraient. Bref,on s’en alla régler le tout chez le juge de paix, et, enattendant j’examinai ce bélier qui me parut jeune et.très beau. L’indemnité réglée et le berger voulantpoursuivre sa route, offrit de vendre son bélier. Unboucher voisin lui en offrit 5 fr., et moi, à tout hasard,j’en offris 10. On me le laissa et j’allai de suite cher-