A l’aGRIOJLTUKU DE LA FRANCE.
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cher sur la foire le vétérinaire, qui, moyennant 6 fr.,vint opérer et remettre la fracture du bélier, laquelleétait heureusement sans complication.
Ayant acheté pour 186 fr. les 30 hectolitres d’a-voine dont j’avais besoin, et traité avec un voiturierde Dijon, pour les y conduire en retour moyennant15 fr., j’allai atteler ma carriole, et plaçant soigneu-sement mon bélier couché sur la paille dans l’arrièrede la voiture, je repartis d’Auxonne avec les 15 fr.qui me restaient en poche.
J’allai coucher le même soir à Genlis, où, sans dé-placer mon bélier, je lui donnai du pain et du sel ; lemaître de poste après l’avoir examiné m’en offrit50 francs. La tentation était bien grande; mais j’yrésistai, et bien m’en prit. J’arrivai enfin le soir duquatrième jour de mon absence au Fresnois, ainsique se nommait ma ferme. Ma femme était inquièteet fut bien surprise de me voir arriver en tel équi-page ; je lui demandai de suite une nappe ou undrap, que je passai sous le ventre de mon bélier etdont j’attachai les bouts à l’un des sommiers de l’éta-ble, afin de l’y tenir suspendu, ainsi que le vétérinaired’Auxonne me l’avait recommandé. Je le nourris lé-gèrement, lui donnant un peu de son, de sel et depain. Au bout de cinq semaines je défis son appareil,et huit jours après il courait en boitant avec mes bre-bis dans les parcours.
Les labours pour l’avoine étaient avancés et dèsque j’en eus reçu la semence que j’envoyai chercher àDijon, je me hâtai de la mettre en terre. Cette beso-gne avançait, parce que je ne fus pas obligé d’arrêter}a charrue pour herser, mon nouveau cheval condui-