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Tome second.
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230 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

sant la herse; mais je les attelai tous les quatre à lacharrue pour défricher la jachère, car j’entendaisque ce labour fût fait sans économie, profondémentet avec une exactitude aussi rigoureuse que pos-sible.

J’avais remarqué en traversant l’ouest et le midide la France qu’on y cultivait en quantité le blé sar-rasin; je savais qu’il s’en semait aussi beaucoup enFranche-Comté et quelque peu dans la plaine de Di-jon ; je voulus en faire l’essai, mais craignant qu’ilne réussît pas, si j’attendais après la moisson pour lesemer sur le chaume, je me décidai à en jeter un demi-hectolitre sur deux des journaux pris sur ma jachère,comptant, après les avoir récoltés, fumer abondam-ment et labourer pour semer le blé; vous verrez, mon-sieur, combien cet essai m’a été utile.

Mais il ne me restait plus, après les diverses dépen-ses dont je vous ai fait mention, que 370 francs, et jesentais combien cette somme me serait insuffisantepour accomplir tous mes travaux de la saison, jus-qu’à l’époque où il me serait permis de réaliser mesgrains, et je songeai déjà qu’il me fallait, outre montraitement, compléter la somme de 800 francs pouracquitter le second terme de la rente que je devraià la Noël prochain. Je ne pouvais faire quelque ar-gent qu’avec la tonte de vingt-deux bêtes à laine, ycompris mon bélier mérinos, le surplus du troupeaune consistant qu’en agneaux et avec la vente de sixmoutons, le tout pouvant valoir à peu près 120 francs.Je me résignai donc à faire comme mon devancier età m’arranger avec le maître de forges de Ville-Comtepour le transport d’une partie des bois et des char-