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Tome second.
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234 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

m’occupant de la rentrée de mes foins, j’examinai lalocalité du pré, ses pentes et celles du courant d’eau.Cet examen me lit concevoir le projet d’améliora-tion que j’ai commencé à exécuter dès le printempssuivant.

La moisson des blés d’hiver suivit d’assez près celledes foins. Elle fut promptement expédiée, grâce auxjournées qu’y vinrent faire les bûcherons des bois deCourtivron, avec leurs femmes et leurs enfants. Enmoins de dix jours, je rentrai toute ma récolte enbon état. Mais après des travaux si soutenus, meschevaux étaient exténués, mes parcours épuisés, etje me proposais de les priver encore de celui du préoù je comptais faire du regain; ce n’était pourtant pasla saison d’entamer la provision de foin. C’est alors,monsieur, que je me félicitai d’avoir songé à semer mescinq journaux de trèfle, car l’année ayant été plu-vieuse, il se trouva fort et couvrait le chaume aprèsque le blé eut été enlevé. Je savais que le pâturage dutrèfle était dangereux pour les vaches aussi bien quepour les bêtes à laine. Je fis donc une sévère défensede les en laisser approcher , mais j’envoyais tous lessoirs les chevaux parcourir pendant une heure ce ri-che pâturage, car je voulais le ménager afin qu’il pûtme servir pendant tout l’automne.

Mes chevaux et mes deux poulains, rentrant ainsile soir bien repus, ne tardèrent pas à se remettre, detelle sorte qu’ils étaient méconnaissables au bout desix semaines, quoique leur travail fût loin de dimi-nuer, car nous avions à peine rentré le blé que je leurfis labourer quatre journaux pris sur l’emplacementoù le blé m’avait paru le plus beau, dans le but d’y