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Tome second.
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236 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

pour la récolte et le battage montèrent à 116 fr., noncompris l’ouvrage fait par les gens de la maison, cequi laissa net dans ma caisse 1,191 fr. J’en mis 800 decôté pour acquitter le fermage de Noël, et les 39 l fr.restant joints aux 690 me laissaient une somme dispo-nible de 1,081 fr. pour les dépenses de l’hiver,surlesquels je n’avais à solder qu’un gage de 150 fr.,échéant à Noël, les deux autres n’étant échus qu’auprintemps suivant. J’étais ainsi en bonne position.

Après les avoines, je récoltai mon blé sarrasin, quiavait tellement prospéré que le demi-hectolitre quej’avais semé en produisit 6 dont je tirai un heureuxparti, ainsi que je vous le dirai bientôt, ce qui m’a en-gagé à répéter cette économie. Les regains de monpré étaient aussi prêts à couper, et j’en recueillisquatre grosses charretées , car je fus obligé d’yatteler mes cinq chevaux ; j’en plaçai un sur la ber-gerie et les trois autres sur le fenil des vaches. Aprèsquoi je m’occupai uniquement des semailles.

Le labour par lequel on enterre chez nous le blésous raie est léger et peu pénible, d’autant que nousle donnions en travers de la pente du champ, et commele volume des engrais que j’avais à conduire s’étaitbeaucoup grossi par l’emploi des feuilles sèches, et detout ce que j,’y avais ajouté de balayures et d’immon-dices, je détachai un cheval de l’attelage, lequel, aveccelui de 30 mois, suffirent pour les transporter, tan-dis que les trois autres traînaient la charrue. Lorsqu’ily avait trois ou quatre journaux sur lesquels la char-rue avait couvert la semence, j’employais les deux che-vaux occupés du transport des fumiers à niveler lasurface du champ avec la herse. Je les attelais tous