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A L’AGRICULTURE DE LA FRANCE. 243
glands. Je consommai ainsi avec grand profit 5 deshectolitres du sarrasin que j’avais recueilli; ces deuxvaches ne m’avaient coûté que 92 francs, il me restaainsi 110 fr.,|non compris le fumier et 36 fr. sur undes porcs, pour représenter les provisions consom-mées. L’hectolitre restant était réservé pour êtresemé.
Deux entreprises devaient être exécutées dans lecours de l’hiver et du printemps. J’avais reconnul’importance dont serait pour moi la culture des pom-mes de terre ; mes terres arables paraissaient tropmaigres et d’un sol trop pierreux pour ces racines. Jen’avais de propice à cet effet que le meix et le jardindéfoncé dès l’hiver précédent. Cet emplacement me.paraissait bien étroit, et je me proposai de l’étendreen défonçant et défrichant successivement la pâturede cinq journaux qui était restée en friche au sommetdu plus grand de mes champs, et du côté du ruisseauopposé à celui où se trouvait la maison. Je me misdonc à l’œuvre avec tout mon monde, dès le moisde décembre, cassant avec le hoyau et enlevant àmesure les plaques les plus dures du calcaire feuilleté,que nous transportions à la rive supérieure de la pièce,laquelle aboutissait sur un terrain communal, pour yconstruire une muraille sèche, afin de la préservercontre les bestiaux. Ce travail nous occupa jusqu’enmars, et nous ne pûmes parvenir à défoncer qu’un peuplus d’un journal, mais c’était assez pour remplir monbut cette année.
On s’occupa à préparer et à semer les avoines ; maiscomme il m’en manquait deux hectolitres, j’y semai àleur place et, lorsque le temps fut venu, un demi-hec-