2 U AV1ÉLI0RATI0NS RURALES APPLICABLES
tolitre de sarrasin. Puis je m’occupai des pommes deterre que je plantai d’abord dans mon défrichement ;il en fallut 16 hectolitres; j’en plantai également dansles places du meix et du jardin où avaient été l’annéeprécédente lachenevière et les légumes,mettant cetteannée ceux-ci là où avaient été les pommes de terre.J’en semai ainsi 11 hectolitres.
Ma seconde opération consista à ramasser chezmoi et dans les environs toute la graine de foin que jepus me procurer, pour la semer, mêlée avec 2 ou 3kilogrammes de trèfle, sur les deux journaux duchamp ensemencé qui bordaient longitudinalement lepré. Car, ayant reconnu que je pouvais placer plushaut, sur le cours de Pignon, la retenue que j’avaisfaite , je me convainquis que je pouvais en conduireles eaux jusqu’à un niveau plus élevé, et par consé-quent arroser une bande plus large que celle qu’occu-pait le pré actuel. J’avais estimé à deux journaux lapartie des champs que je pouvais, de chaque côté ducourant, soumettre à l’arrosement. Mais je ne semaicette année en gazon que la parcelle qui occupait larive gauche du torrent, me réservant d’ensemencerl’autre dans l’année où elle porterait du blé.
Cette semaille s’exécuta en même temps que celle descinq journaux, que j’ensemençai en trèfle et que j’a-vais fumés, en raison de cinq charretées. Puis aprèsavoir donné la première culture à la jachère, mesattelages s’en furent aux transports des bois. Mais jepus, dès le milieu de mai, les soutenir en leur don-nant chaque jour du trèfle vert dont je pouvais déjàfaucher une brassée que je mêlais avec de la pailleavant de la distribuer. J’en donnai de même une af-