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Tome second.
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A l’aGUICULTHUÎ de LA i'üAACE. 2ÎÔ

fourée chaque soir à celles des vaches qui donnaientdu lait. Par ce moyen, j’entretins tous mes animauxen bon état et j’accrus de beaucoup la quantité de li-tière qu’ils réduisaient en fumier.

Je récoltai néanmoins deux fortes charretées detrèfle sur la partie que je n’avais pas fauchée en vert ;je les destinai aux chevaux, et je ne tardai pas à pou-voir faucher de nouveau en herbe la portion du trè-fle qui avait été consommée la première. Je pus mêmeencore la faucher une troisième fois au moins en par-tie, pour la consommer en vert, avant de livrer lapièce au pâturage : la seconde coupe du trèfle quej’avais récolté en sec donna deux petites voituresqu’on plaça sur la bergerie.

Je savais que, d’après l’usage ordinaire, j’aurais puaprès cette dernière coupe retourner mon trèfle poury semer du blé; mais alors j’aurais dérangé la rota-tion de mes trois soles, et j’avoue que je n’avais pasencore abordé une telle idée. Il me semblait qu’il enrésulterait une confusion dans la marche de monagriculture dont je fus effrayé. Je voulais bien pren-dre sur ma sole de l’avoine un emplacement destinéau trèfle ; mais je voulais ensuite le rendre à la jachèrede la troisième année. Voici d’après cela quelle futla combinaison que j’adoptai. Je laissai le vieux ainsique le nouveau trèfle servir pendant l’automne auparcours de mes six chevaux et des deux poulains dedix-huit et de six mois qui m’étaient nés, et le vieuxtrèfle servit encore au même usage à l’ouverture duprintemps, et jusqu’à ce que je pus commencer àfaucher en vert le jeune trèfle. De la sorte, mes che-vaux se trouvèrent abondamment pourvus, et aussi-