246 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES
tôt que la faux entama le nouveau trèfle je mis lacharrue dans l’ancien, pour y semer du sarrasin, le-quel tiendrait ainsi lieu de jachère, devant après sarécolte être fumé et retourné pour le blé. Tel est l’or-dre que j’ai suivi et dont jeme suis bien trouvé.
La récolte du pré produisit onze charretées, grâceaux plus grands soins que j’avais donnés à l’irriga-tion. Je les distribuai de manière à ce que les chevauxen reçurent sept, ce qui, avec les deux voitures detrèfle, compléta leur approvisionnement; les bêtesà laine en eurent deux et j’en gardai deux autres dis-ponibles.
La moisson rendit mieux en paille que la précé-dente ; mais je n’eus en grain que S hectolitres deplus, dont j’avais besoin pour mon approvisionne-ment. Il ne m’en resta donc à vendre que la mêmequantité, et je la vendis moins avantageusement, demême que l’avoine, dont je récoltai presque autant,quoique j’en eusse semé cinq journaux de moins. Cedéficit me détermina à vendre les deux voitures defoin que j’avais mises en réserve, quoique cette venteme fut bien pénible: mais à 7 fr. le quintal métrique,elle me réalisa 142 fr.
,1e semai après la moisson six journaux en raves;car je m’en étais bien trouvé et l’avoine qui leur avaitsuccédé avait été évidemment supérieure, ce que j’at-tribue au labour donné immédiatement après la mois-son et à l’engrais qu’y avait laissé le parcours desmoutons et le détritus des raves.
Je récoltai pour les bêtes à cornes quatre voituresde regain, au lieu de trois ; à la vérité, la saison leurfut très propice; il m’en resta donc encore un pour