Band 
Tome second.
Seite
248
JPEG-Download
 

218 AMÉLIORATIONS RURALES Al’RLICAUI.ES

chez moi sur la commune de Moloy qui en possédaitbeaucoup, un parcours de trente journaux qu’elle con-sentit à me louer. Mon troupeau, lorsque je l’y en-voyais était obligé d’y passer la journée ; mais commece n’était que dans la belle saison, l’inconvénientétait moindre ; cependant la course fatiguait mes bê-tes et surtout les agneaux.

Rassuré maintenant sur ces deux points, je ne crai-gnis plus l’augmentation de mon troupeau, et commele mouvement se portait alors sur l’affinage des lai-nes, je trouvai à vendre huit anténois métis dont onme donna 9G fr., et j’achetai à leur place trois brebismétis déjà sur l’àge, qu’on me laissa pour 40 fr. J’au-rais eu alors quarante-quatre femelles, si je n’en avaisperdu deux, en sorte que mon troupeau consistait enquarante-deux brebis ou anlénoises, mon bélier, plusla naissance de l’année.

Les pommes de terre furent moins productives quela première année, surtout celles du défrichement; aulieu de douze pour un, elles n’en rendirent que huit,et pour mes 11 hectolitres j’en recueillis 90; maisc’était encore un approvisionnement considérable.L’hectolitre de blé sarrasin que j’avais semé en donnaonze, et j’eus cinq charretées de raves au lieu de trois,dont je réservai deux pour la bergerie, et le surpluspour les vaches.

J’avais ainsi de quoi en engraisser plusieurs, c’estpourquoi j’en achetai six dans ce but, ainsi que troisjeunes porcs. Je tenais à cette économie, en ce qu’ilétait facile de se procurer à très bas prix ce bétailtaré, tandis que l’engraissement est si rare dans nospays, qu’après deux ou trois mois on peut doubler