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Tome second.
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250 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

emplacement était destiné aux pommes de terre ; maisje m’étais proposé de semer du sainfoin sur le journaloù j’en avais récolté l’année dernière. Cependant lesol me semblait encore bien pauvre pour cette pro-duction, et voici comment je m’y suis pris pour cor-riger ce défaut.

Je vous ai dit, monsieur, que j’avais au-dessus dela ferme, entre le bois et le cours du torrent, une pâ-ture de 11 journaux d’un terreau noir et profond. Deslerres, entraînées par les eaux, et mêlées des débrisdes feuilles qu’elles avaient ramassées en s’écoulantdes montagnes, avaient formé, à l’aide du temps, unattérissement considérable sous une arête de rochersqui surplombaient le cours du torrent.

L’idée m’était venue d’enlever cet attérissementà une profondeur qui devait en mettre la superficieinférieure de niveau avec la pièce, pour en conduirela terre sur mon défoncement.

J’entrepris donc ce travail, parce que le transport deces terres était facile, attendu que la distance n’était paslongue, elqu’on suivait,pour la parcourir,unplancon-stament incliné. Deux chevaux suffisaient à conduireune pleine charrette. J’en attelai trois, une desquellesétait en chargement, tandis que les deux autres étaienten route. Je mis deux journaliers à charger, deux demes charretiers voituraient, tandis que mon valet etmoi nous déchargions et répandions à mesure la terrenouvelle sur les guérets. En huit journées je trans-portai 150 charretées, et ajoutai ainsi une couche deterre nouvelle à celle du fond.

Pour terminer la semaine, dont le temps étaitpropice, je voiturai, pendant quatre journées encore,