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Tome second.
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A L’AGRICULTURE DE LA FRANCE.

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de cette terre sur le nouveau défoncemënt où je meproposai de planter des pommes de terre, et j’engarnis à peu près un tiers, soit un demi-journal.Vous verrez comment je fus récompensé de ce travailen 1816.

Je n’avais pas entamé la douzième partie de l’at-térissement que je me proposais d’enlever, et je re-connus que j’avais là une mine importante à ex-ploiter.

Je semai mon trèfle sur cinq journaux de blé quej’avais eu soin de fumer, en raison de six charretéespar journal. J’avais fumé de même les deux journauxformant la lisière du pré sur le flanc droit du torrent,et j’y semai, comme sur ceux de l’année précédente,toute la semence de foin que j’avais et celle que je pusme procurer aux alentours, mêlée de quelques kilo-grammes de graine de trèfle ; car l’apparence des deuxjournaux que j’avais semés l’année précédente mesemblait satisfaisante. Je ne comptais les arroserqu’après deux ans, et lorsque le gazon aurait forméun tissu capable d’arrêter les érosions des eaux.

Mes avoines succédèrent cette année à un blé unpeu mieux traité et fumé que ne l’avait été le précé-dent; elles furent aussi plus vigoureuses, mais aureste, cette année 1815 fut très féconde dans nos con-trées. La récolte qui eut droit de surprendre mes voi-sins fut celle de l’avoine, dont je n’avais semé qu’undemi-hectolitre parmi les deux hectolitres de sainfoin,avec lesquels j’avais ensemencé le journal que j’avaisdéfoncé l’année d’auparavant, et où j’avais non-seule-ment transporté 150 voitures de terre, mais où j’enavais encore répandu 8 de fumier.