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Cette avoine produisit huit hectolitres, c’est-à-dire 16 pour 1. Ce fut, il est vrai, ce que je récoltaide mieux dans cette pièce, car je dois dire que lesainfoin n’y prospéra pas, malgré toutes les peinesque je m’étais données; il resta grêle, et ne fournitqu'une demi-voiture à sa première année, ce que j’at-tribuai d’abord à sa jeunesse ; mais j’attendis en vainsa seconde année, il ne fut qu’un peu meilleur. J’enavais cependant semé au printemps de 1816 sur lejournal et demi que j’avais défoncé et terré, avant desavoir le non-succès de celui que j’avais établi en1815. Le sainfoin de 1816 réussit un peu mieux, maisfort mal encore. Je renonçai à cette culture, et fusobligé de labourer de nouveau ces deux pièces pouren disposer, ainsi que je le dirai bientôt.
Je continuai néanmoins à défoncer et terrer lereste de la pâture, alin d’avoir une pièce en état deme donner des productions que je ne pouvais obtenirdu surplus de mes terres arables, et j’eus de quoiplanter, en 1816, un journal et demi de pommes deterre dans cet emplacement, et près d’un journal dansle terrain planté, c’est-à-dire 13 hectolitres.
Je récoltai 13 charretées de foin dans mon pré ,en y comprenant l’agrandissement des deux jour-naux que j’y avais ajouté la première fois et que jefauchai en 1815. L’année suivante, je fauchai l’élar-gissement que je lui avais donné du côté opposé duruisseau, ce qui porta la récolte moyenne de ce préà 15 voitures. A chaque fois que j’y allais épandre lestaupinières, c’est-à-dire à la fin de février, j’y semaisen même temps la semence de foin que je pouvais meprocurer, afin d’en épaissir le gazon. Lorsqu’il me