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Tome second.
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a l'agriculture de la frange.

parut être suffisamment raffermi, je travaillai à laconfection de la retenue d’eau que je plaçai au som-met du nouveau triangle formé par les parcelles dontj’avais allongé et élargi le pré. J’ouvris deux nou-velles rigoles de grande dimension qui, à partir dela prise d’eau, couraient le long des deux bords exté-rieurs du nouveau pré, lesquels bords étaient aussi lesplusélevés, puisque les deux flancs de la pièce avaientune assez forte inclinaison contre le cours du torrent.

En arrosant ainsi ce gazon, les eaux que répandaientles rigoles supérieures venaient retomber dans les an-ciennes rigoles dont le niveau était inférieur, en sorteque la totalité du pré en recevait un égal arrosement,moyennant qu’on eût le soin détenir les rigoles désen-combrées et d’alterner les emplacements des petitesretenues qui s’y trouvaient placées de distance en dis-tance pour forcer l’eau à s’extravaser.

La récolte de mes fourrages consista ainsi en treizevoitures de foin, sept de regains , trois de trèfle à lapremière coupe, et deux à la seconde, outre le vertet le parcours; en tout vingt-cinq voitures. J’endistribuai neuf entre mes six chevaux et mon poulain,car j’avais vendu un cheval taré ; quatre de foin et unede regain furent placées sur la bergerie; six de re-gain et une de foin sur la vacherie. Je vendis les quatredernières voitures de foin, à l’occasion du grand campque les alliés formèrent dans la plaine de Dijon. Leprix en étant très élevé,j’en obtins 668 francs. Aucunmoyen de consommation, quelque habilement combinéqu’il pût être, ne m’aurait jamais produit une sommepareille ; et j’ai souvent songé que j’aurais gagné plusd’argent, si, au lieu de travailler si péniblement mon