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A L’AGRICULTURE DE LA FRANCE.
tions commençaient à me donner. La tonte des lainesde 1815 m’avait produit 351 fr., parce qu’elle n’avaitconsisté qu’en toisons affinées ; ayant continué à tro-quer à chaque occasion mes agneaux mâles contre desbrebis métis, ce qui augmentait de beaucoup le croitnaturel du troupeau.
Les grains s’étant bien vendus cette année, je m’enétais défait, et n’avais gardé, pour 1816, que mon ap-provisionnement ordinaire. Heureusement, comme jel’ai dit, que j’avais donné une préparation aux pom-mes de terre que j’avais plantées dans cette fataleannée, et heureusement encore que l’emplacement enétait situé sur le lieu le plus sec de tout le pays, et d’oùles eaux s’écoulaient de toutes parts.
Je fis d’ailleurs cette année beaucoup de fourrages ;mes terres étant en pente, les eaux ne séjournèrent nisur le pré, ni sur les trèfles; j’en rentrai vingt-huit voi-tures, que je distribuai comme l’année précédente, si cen’est que j’en destinai deux de plus à la bergerie, aumoyen de quoi mes moutons, avant d’aller aux pâtu-rages, recevaient une ration de fourrage sec, ce quiles préserva de la pourriture, qui fut générale cetteannée-là. J’en donnai aussi deux de plus à mes vaches;
; ce qui me permit d’en engraisser dix, y compris trois| des miennes, qui devaient être remplacées au prin-| temps suivant. Les raves furent abondantes, et j’en; récoltai six voitures ; c’est à l’aide du parcours et de: ces raves que je parvins à remettre en bon état ce bé-tail. Le sarrasin n’ayant pas mûri, je le fis pâturer surplace; et les pommes de terre étant beaucoup tropchères, je ne puis pas dire que mon engraissement futj complet, ni loin de là, mais il n’en fut pas moins le