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Tome second.
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256 AMÉLIORATIONS RURAI.ES APPLICABLES

plus avantageux de ceux que j’ai faits, parce que,pressés d’argent, les pauvres gens vendaient à vil prixleur bétail de réforme, et parce qu’on payait, en re-vanche, fort cher celui qu’on trouvait en état d’êtreabattu. C’est ainsi que je gagnai plus de 500 fr. à cecommerce, en y comprenant le profit fait sur les troisvaches que j’avais fournies moi-même à l’engraisse-ment.

Le blé dont j’avais semé 31 hectolitres n’en renditque 57. Dès les premiers battages, l’augmentation ra-pide des prix avertit les cultivateurs du grand déficitque cette récolte allait éprouver. Je commençai dèslors à en économiser la consommation, en y mêlant untiers d’avoine, et en faisant servir sur table beaucoupplus de légumes. Je parvins, avec le secours despom-mes de terre, qui nous arriva dès le milieu de septem-bre, à réduire à 15 hectolitres notre consommation deblé, car on n’en mangeait qu’à midi; le soir et le ma-tin, nous nous contentions d’une soupe de lait et depommes de terre.

Le grain du blé étant très petit et retrait, il me pa-rut qu’on pourrait en semer beaucoup moins, sans quele nombre des grains mis en terre en fût réellementdiminué. Pour m’assurer de celte proportion , ainsique de la faculté germinative qu’avait conservée cegrain retrait, je comptai d’abord ce qu’une tasse encontenait comparativement au blé de l’année précé-dente , j’en trouvai un peu plus du double; et, enayant semé douze grains, dix vinrent à bien, ce qui medécida à réduire ma semence à 20 hectolitres au lieudes 30 qu’aurait comportés la superficie que je devaisensemencer. Ma prévision se réalisa, le blé de 1817