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Tome second.
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A l.’AGUiCL'I.TlKi; DU I.A FHANCIi. 2G 1

Sans me laisser décourager par i accident arrivé aublé que j’avais récolté la première année, je continuaià écobuer deux journaux l’année suivante. Encouragépar la belle végétation du colza, je fumai de même lesdeux journaux destinés à recevoir le blé. Avec cetteaddition, il acquit une végétation semblable, et pro-duisit au delà du double de ce que ce grain avait ja-mais rendu dans nos alentours. Je compris alors qu’ily avait certaines substances acides ou froides dansces terres novales, que l’écobuage ne parvenait pas àdétruire, et que l’action du fumier pouvait seule neu-traliser.

A ce blé succéda du colza, et au colza succédèrentdes raves de l’année précédente. A ces races triplesen volume de celles qui venaient dans mes champssuccédèrent à leur tour les pommes de terre. Mais enm’emparant ainsi de la dernière pâture du domaine,je compris aussi quej’allaismetrouverdans la presqueimpossibilité d’entretenir mes bêtes à laine, et qu’ilfallait prendre un nouveau parti à leur égard.

Mon troupeau consistait alors en 98 femelles, bre-bis, anténoises et agnelles, mon vieux bélier et deuxanténois métis de troisième génération et de la plusbelle venue. Quoi qu’il pût m’en coûter, je résolus dele mettre en vente, et comme sa laine avait quelqueréputation, je finis, après beaucoup de pourparlers,parle céder à deux propriétaires de Montbard pour lasomme de 5,400 fr., valeur énorme qui s’était crééechez moi avec peu de frais. Dès lors ma fortune étaitfaite, car un fermier dans ma position , qui disposed’un pareil capital, peut faire tout ce qu’il veut.

Comme mes dépenses n’exigeaient pas cet argent,

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