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Tome second.
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262 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

je le plaçai en hypothèque et je continuai à placer demême les bénéfices des bois et mes petites économies,afin d’assurer un sort à mes enfants.

Je continuai alors sanscraintel’écobuage que j’avaiscommencé, et après quelques tâtonnements, j’ai finipar le diviser en six soles au lieu de trois. L’une estplantée en pommes de terre, sans engrais ; je fumeaprès les avoir arrachées et je sème le blé; après leblé vient le colza et les raves la même année, puis lespommes de terre, le blé fumé et ensuite le trèfle. Maiscela ne saurait aVoir lieu que sur un morceau de terretrès fertile. Quant aux cinq journaux que j’avais enpremier lieu terrés et défoncés, je les ai réunis à laplus petite de mes trois soles ordinaires, dont ils fontla meilleure parcelle ; en sorte qu’il y en a maintenantdeux de 35 et une de 31 journaux.

Mais je regrettais de n’avoir plus de bêtes à lainepour profiter du parcours de l’automne de mes raves,d’autant plus qu’à mesure que mes terres recevaientplus d’engrais et que le trèfle y avait formé des cou-ches de gazon, il s’y en était formé une d’humus pro-pre à favoriser la végétation de ces racines. Aussi dèsque l’avoine était enlevée, j’attelais deux charrues àtrois chevaux, afin de retourner, lorsque le temps lepermettait, la totalité du chaume, pour l’ensemenceren raves. Ce labour, le parcours qui s’ensuivait et ledétritus même des racines convenaient à merveille àmes terres.

Afin de pouvoir continuer cette économie , jem’arrangeai avec le boucher qui envoyait chezmoi, après les récoltes, une centaine de moutonsque je logeais dans ma bergerie pour en recueillir