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A L’AGRICULTURE DE LA FRANCE.
vement pour assigner à chacune le trait qui dominedans sa culture.
Ainsi, c’est incontestablement la culture forestièrequi l’emporte dans le Morvan et l’Autunois; aussi yest-elle bien entendue, et nous ne saurions faire quedeux reproches aux grands propriétaires de ces agres-tes contrées : l’un tient au peu de soins que la plupartd’entre eux mettent à opérer des repeuplements dansles vides de leurs forêts, vides dont la bruyère s’em-pare bien vite pour la destruction permanente dubois. On ne s’en rend maître qu’en arrachant profon-dément ses racines, et qu’en cultivant pendant deux outrois ans les replants ou les semis qu’on aura faits surles éclaircies, afin de détruire radicalement les repous-ses de la bruyère et de favoriser la végétation desjeunes sujets.
La charge de regarnir les vides est ordinairementlaissée aux gardes, lesquels s’en acquittent sans con-naissance de cause et souvent avec une négligencedont on ne saurait leur faire un reproche, attenduque le travail dépasserait de beaucoup le temps qu’illeur est permis d’y consacrer, s’ils devaient l’exécuterainsi que son entier succès l’exigerait. Il y a cependantaujourd’hui une haute importance dans le repeuple-ment des contrées forestières, lorsqu’elles sont à lafois favorables à la production des bois et à portée deleur écoulement ; car cette valeur agricole doit aug-menter dans la même proportion que la population etla réduction du sol forestier de l’autre.
Or nous n’hésitons pas à dire que les bois de cette con-trée sont les plus avantageusement situés du royaume,parce que, au lieu d’être l’unique proie des maîtres de