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Tome second.
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280 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

forges, ainsi qu’il en est de la plupart de ceux de larégion du nord-est, ceux-ci jouissent de la concur-rence du marché de Paris, qui en vaut bien un autre.

Le second des reproches que nous devons adresserà ces propriétaires tient au mauvais état de leurs che-mins, tant vicinaux que de simple vidange. Le sol estcependant un granit friable qui n’offre pas de grandesrésistances et met les matériaux partout à portée deleur emploi.; mais ici, comme ailleurs en France, lesgrands propriétaires ont eu l’habitude de s’en remet-tre de tout aux soins de l’administration, comme ne sedoutant pas qu’ils pussent, par leurs propres moyens,pourvoir à des objets qui leur paraissent être du do-maine administratif. Ainsi l’on voit souvent une de-meure opulente qui n’a pour arrivée qu’un cloaque, sansque le propriétaire ait songé à faire autre chose que dese plaindre du maire et du conseil municipal, asseznégligents pour ne pas faire réparer un chemin quelui-même, avec 600 fr., pourrait mettre en bon état.

A plus forte raison, ces propriétaires n’ont-ils passongé à se mettre eux-mêmes à l’œuvre pour réparerles communications par lesquelles leurs bois se dé-pouillent; et s’ils se donnaient néanmoins la peine defaire le compte des avances et des rentrées d’une telleréparation, ils verraient que jamais capital ne futmieux placé. Nous connaissons des forêts où l’on agagné 3 fr. par corde à en avoir rendu le transportfacile, ce qui, sur un millier de cordes, a produit unbénéfice de 1,000 écus pour une dépense dont le dé-bours avait été de 6,000 fr. : c’est donc à dire que cepropriétaire a placé son argent au 50 p. 100.

Sans doute que la loi faite sur les chemins vicinaux