Band 
Tome second.
Seite
289
JPEG-Download
 

A L'AGRICULTURE DE LA FRANCE.

289

vertus finissent par se réunir pour former un terri-toire entier dans l’ancien pays de Dombes, aujour-d’hui arrondissement de Trévoux. La disposition dusol à conserver les eaux en avait porté les propriétairesà le creuser en étangs pour le cultiver d’après le sys-tème d’alternat que comporte cette économie, sanssonger que le moindre revenu que puisse donner uneterre est celui d’une récolte de poissons qu’il faut at-tendre trois ou quatre années pour avoir ensuite, avecpeu d’avances il est vrai, une récolte d’avoine et unede blé au prix de la fièvre qu’y gagnent les labou-reurs et les moissonneurs.

Peu de moyens se présentaient pour améliorer detels sols, lorsque M. M.-A. Puvis, homme aujourd’huiconnu de tout ce qui s’occupe d’agronomie, et dont leslumières, le zèle et le plus parfait jugement signalentles travaux et les écrits, M. Puvis, disons-nous, ayantreconnu que tous les plateaux argilo-siliceux de laBresse péchaient par un manque absolu du principecalcaire, chercha à l’y mêler au sol, soit à l’aide de lamarne, là où elle existait, ou avec celui de la chauxen nature, là où l’on pouvait se la procurer plus faci-lement.

L’essai du marnage avait déjà été tenté avec unplein succès, auquel M. Puvis a rendu hommage enfaisant connaître les travaux exécutés et en répan-dant un ouvrage classique sur ce sujet. I! a rendu àcelui du chaulage le même service, et en a populariséles opérations par la merveilleuse clarté avec laquelleil en a exposé les principes et les procédés. Son exem-ple et ses écrits ont à la fois contribué à répandre cesprocédés, devenus maintenant d’un usage généralH. 19