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Tome second.
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A L’AGRICULTURE DE LA FRANCE. 293

carie sol, avide de produire, a montré dès l’abordaux cultivateurs tout ce qu’ils pouvaient en obtenir,en lui confiant à la fois les productions les plus variées.Aussi y recueille-t-on le colza à l’ombre des noyers,et le mûrier fournit sa dépouille printanière sur lamême tige où l’automne vient mûrir le raisin.

Le maïs, le chanvre, les pommes de terre, le trèfle,la luzerne et le blé se succèdent dans des champs aux-quels on dérobe encore des récoltes d’orge, de sarra-sin, de millet et de navets, sans que le cultivateurprenne d’autre peine, que de sillonner ce sol fécondpour y déposer la semence qu’il lui convient d’y ré-pandre. Ces productions croissent dans les intervallesrégulièrement laissés entre des lignes d’érables ou demûriers, qui aident à supporter la vigne, dont les sar-ments tirés d’une souche à l’autre forment des tablesd’où pendent les grappes rougissantes du raisin. Cesvignes se nomment hautains , et rien n’est plus richeque la vue des moissons qui jaunissent entre ces largesrubans de verdure.

L’agronomie la plus savante ne saurait, en fait deproduction, aller au-delà de ce que la petite cultureobtient de ce sol fécond, qui, sans cesse remué et sanscesse ensemencé, livre sans relâche une succession derécoltes qu’on peut ranger dans l’ordre suivant :

Ire

année.

Chanvre fumé.'

2 e

—

Blé, suivi de trèfle.

3 e

—

Trèfle.

4e

—

Blé, suivi de raves.

5 »

—

Maïs fumé.;

6e

—

Blé, suivi de colza.

7"

—

Colza.

8»

—

Blé, suivi de sarrasin.

9'

—

Luzerne semée avec le millet;