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Tome second.
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a l’agriculture de la francê. 295

au midi; mais en dégénérant également dans ces deuxdirections, jusque-là où elle vient rencontrer à l’est larace Suisse, à l’ouest celle d’Auvergne.

Les herbages du Charolais engraissent beaucoupplus de bœufs que le pays n’en peut fournir ; aussi lesengraisseurs vont-ils en acheter soit dans le Forez,soit dans la Bresse-Chalonnaise, où l’espèce s’est bienconservée. Cet engraissement se fait de même quedans les herbages de Normandie ; si ce n’est toutefoisque la végétation de ces prés étant plus tardive etmoins abondante que celle de la vallée d’Auge, on nepeut les charger qu’aux trois quarts de ce que porteun herbage du Calvados.

Ces bœufs admirablement conformés pour pren-dre de l’engraissement, sont dirigés sur Lyondès que leur embonpoint paraît suffisant, et pour-voient à l’approvisionnement de cette ville de-puis le mois de juillet jusqu’à celui de février. Auxépoques où la production dépasse la demande, on di-rige le trop plein sur Paris. On y dirige également,vers le mois de mars, les bœufs engraissés de pouturedans le Morvan, dont l’espèce est fort semblable àcelle du Charolais. Le nombre de ces bœufs, arrivésà Paris, en 1836, s’est élevé à 3,000, en sus de l’ap-provisionnement de Lyon.

Dans la Bresse, en revanche, la race du Charolais,avec les mêmes formes, acquiert plus de finesse et re-vêt un poil blanc. Elle est très disposée à prendre del’engrais, mais d’après une autre méthode que celledu Charolais. 11 n’y a pas en Bresse d’engraisseur parspéculation; toutes les métairies élèvent des bœufspour leur propre service, et lorsqu’ils ont atteint l’âge