296 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES
de six ou sept ans, et qu’ils ont ainsi acquis tout leurpoids, ils se voient remplacés par de plus jeunes, eton les met à l’engrais à la fin de la saison. Cet en-graissement se fait donc à l’étable, et le fumier qui enprovient profile à l’agriculture. On consomme à ceteffet des pommes de terre et de la farine de sarrasinet de maïs, faisant succéder ces trois provendes l’uneà l’autre. L’engraissement doit être complet au boutde cent jours; c’est alors que ces bœufs sont venduspour remplacer, dans l’approvisionnement de Lyon,les bœufs duCharolais, dont le contingent est épuisé.
Sur les autres points de cette région, et au-delà duRhône, l’espèce décline, et le bétail du Dauphiné de-vient de plus en plus chétif à mesure qu’on descendvers le midi, où les bêtes à laine viennent le rem-placer, ce qui a lieu au-delà de Valence. D’ailleurs larace bovine n’est l’objet d’aucune autre industrie. Onn’exporte pas de beurre, on ne fabrique d’autres fro-mages que ceux de Sassenage, dont la quantité est siminime qu’elle n’est qu’un objet de gastronomie. Lelaitage de cette région se borne à fournir à la con-sommation locale le lait, le beurre et le fromage moudont elle a besoin.
Cette région n’élève que très peu de chevaux, puis-qu’ils ne servent pas à en labourer les terres, et lesdeux dépôts d’étalons que le gouvernement y entre-tient n’y peuvent être regardés que comme un objetde luxe. Ce que les départements dépensent pourajouter des étalons à ceux que les établissements dugouvernement ne peuvent fournir est en pure perte,car les cultivateurs ne font aucun usage de ces pro-ducteurs. Ils ne peuvent servir qu’à donner quel-