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Tome second.
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A L’AGRICULTURE DE LA FRANCE. 297

ques poulains à des amateurs qui destinentdes jumentsde luxe tarées à leur procurer ce plaisir champêtre.Il serait même fâcheux que le goût de l’élève des che-vaux vînt à se répandre dans une région où l’on a l’a-vantage de cultiver avec des bœufs, et c’est une im-prudence de la part des conseils généraux qui enfont courir le risque à leurs localités.

Au reste, il ne faudrait pas s’en alarmer, parce quela petite culture est tellement inhérente à cette ré-gion qu’elle y conservera l’usage du seul animal qu’illui convienne de nourrir. L’unique risque sera doncde verser annuellement dans les mains des marchandsde chevaux des fonds qui seraient beaucoup mieuxemployés à réparer des chemins vicinaux ou à donnerdes primes aux plus beaux taureaux ; car il y abien plus de profit pour un pays à perfectionner lachose qu’il possède et qu’il connaît, qu’à faire desefforts pour improviser des industries nouvelles, etpar conséquent inconnues.

Il n’y a d’ailleurs dans cette région que la race despetits chevaux du Morvan qui ait quelque mérite;mais elle reste au-dessous de la taille du moyen échan-tillon. Les chevaux percherons fournissent, jusqu’àAutun, du côté droit de la Loire, et jusqu’à Lyon, surla rive gauche, le service de ce moyen échantillon;sur tout le reste de cette région, ils sont remplacéspar les chevaux suisses. Le gros échantillon et la re-monte des rivières est approvisionné par les puissantschevaux de la race flamande que les marchands amè-nent des foires de la Picardie et de la Normandie.

Mais il y a une autre industrie qu’il convient dementionner, et qui s’exerce dans la région alpestre