A L’AGRICULTURE DE LA FRANCE. 299
eaux. Ce banc, d’une nature stérile et d’une grandeétendue, présentait aux bêtes à laine un pâturage pré-cieux par la finesse du gazon qui poussait entre lespierres. C’est ce dont M. de la Chapelle a su habile-ment profiter pour élever un troupeau fin resté à peuprès le seul dans ces contrées.
Les bêtes à laine qui occupent l’arrondissement deMontélimart appartiennent à la belle race provençale.Vigoureuses et bien conformées, ces bêtes à laineportent une toison dont le brin , plus long que celuides mérinos , fournit cependant une laine à carder,robuste, nerveuse et avec laquelle on tisseà Vienne debons draps pour l’armée.
L’espèce des porcs qu’on nourrit dans la partie decette région que le Rhône laisse à sa rive droite ap-partient à la grande race pie du nord de la France ; laBresse en élève et en engraisse un grand nombre quedes porchers conduisent même jusqu’à Paris. Sur larive gauche du Rhône, on ne trouve, en revanche,que des porcs de l’espèce noire d’Italie.
La volaille joue enfin un grand rôle dans la Rresse.Non-seulement on l’y élève en grand nombre, maiselle y acquiert la meilleure qualité. On la nourrit desarrasin et de maïs, et le dessous de lait fait son uni-que boisson. Le produit de la volaille y constitue ladot des filles, et c’est aussi pourquoi elles apportenttant de soins à son entretien.
Des améliorations rurales dans les régions du Sud-Est.
Cet article sera d’autant plus court qu’il a été pluslonguement développé dans le chapitre précédent. En