310 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES
concurrents font économie de tout, et continuentleurs exploitations dans l’espoir que la mort des plusfaibles d’entre eux rétablira l’équilibre, et pour leplus souvent ils arrivent à peu près en même temps àleur ruine.
11 y a d’ailleurs tel genre d’entreprises pour les-quelles il faut des capitaux considérables, si l’on veutles poursuivre de manière à satisfaire les besoins dupublic, et cependant la crainte des concurrences sus-pendues sans cesse sur la tête des capitalistes leurôte toute confiance au détriment de ce même public.Nous habitons nous-même un point d’où jadis deuxroutes postales conduisaient à Paris. M. le directeurgénéral des postes, pour satisfaire aux demandes deMM. les députés des départements intermédiaires, ainstitué deux nouvelles routes parallèles, et ayantdernièrement passé par l’une d’elles, nous avons ap-pris que, depuis trois mois, la poste n’y avait atteléaucune voiture; tandis que cette quadruple concur-rence avait découragé les maîtres de poste des an-ciennes routes, et qu’ils n’avaient pas remplacé leurschevaux de réforme, d’ou il est résulté que les voya-geurs sont nécessairement mal servis sur ces diversesroutes.
Ce cas ne se présente guère, au reste, dans la ré-gion des oliviers, où il n’y a, en fait de route, qu’uneligne parallèle à la mer, et qui se prolonge d’Antibesjusqu’à Perpignan, avec les embranchements né-cessaires pour desservir les villes importantes de lacontrée. Sur cette ligne horizontale aboutissenttrois parallèles qui montent perpendiculairementvers le nord ; l’une d’Aix à Grenoble, la seconde d’A-