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Tome second.
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A L’AGRICULTURE DE LA FRANCE. 311

vignon à Lyon, et la dernière de Montpellier à Cler-mont.

Le réseau formé par les communications départe-mentales et vicinales destinées à rejoindre ces gran-des lignes routières, était très incomplet et dans lepire état, sur la portion provençale de cette région ;très complet et très carrossable en revanche dans lapartie languedocienne. Les états du Languedoc s’é-taient jadis piqués d’émulation à cet égard. En der-nier lieu, les départements de Vaucluse, du Var etdes Bouches-du-Rhône ont fait de grands travaux,et ces contrées sont rendues plus abordables.

Du mode d’exploitation des terres dans la région des oliviers.

Cette région présente comme on vient de le voir,par sa configuration, des natures rurales très dissem-blables , et il s’ensuit des dissemblances analoguesdans la subdivision qu’y a subie la terre ainsi quedans le mode de son exploitation.

Ainsi dans les grandes plaines que forme le deltadu Rhône, le pays est réparti en grandes et trèsgrandes propriétés. Avec elles reparaissent aussitôtles fermiers à rentes fixes, lesquels ont seuls les capi-taux suffisants pour les faire valoir. Ces capitaux de-mandent h être d’autant plus considérables, que lamajeure partie de ces grandes propriétés appar-tient à la culture du steppe, et c’est à notre connais-sance le seul échantillon qu’en possède la France.Cette culture comporte bien moins de travaux ara-toires que de soins pastoraux. D’immenses troupeauxde bêtes à laine, de chevaux et quelques-uns de bœufs,