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Tome second.
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A l’agriculture DE LA FRANCE.

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canaux de dessèchement et d’arrosement, pour dessaler et limoner à la fois ces terres; ce sont des che-mins, des habitations, et finalement tout ce quedemande l’importation d’une population que les éma-nations fiévreuses de l’air, la grande propriété et laculture pastorale, ont empêché jusqu’ici de naître.C’est ce dont on s’occupe activement aujourd’hui,ainsi que nous le verrons dans un autre chapitre. 11n’y a d’ailleurs dans cette contrée à peu près point decultivateurs propriétaires.

A la gauche du Rhône et à l’est du delta dont nousvenons d’indiquer quelques traits, commence la sub-division des terres et la petite culture. Sur quelquespoints rares et plus ouverts du pays, c’est-à-dire surle littoral, on retrouve des moyennes et même quel-ques grandes propriétés, cultivées par des fermiers àrentes fixes, dont le travail, il est vrai, n’est exécutéqu’avec beaucoup de négligence. Le reste de la con-trée n’est exploité que par des colons partiaires, aux-quels il est d’usage de confier, outre le vignoble, lepeu de prés, de terrains plantés et de sol arable quecontient le domaine.

Ce système usité dans l’Orient, ainsi qu’en Toscane,attache ainsi une famille à chaque manoir. Cette fa-mille y perpétue volontiers son domicile, et il n’estpas rare d’en voir qui y aientséjourné depuis plusieursgénérations, tant le propriétaire a mis de confianceen elles, bien que leurs intérêts, identiques lorsqu’ils’agit d’obtenir les produits de la terre, se divisentquand vient le moment de les partager. Mais il s’est éta-bli entre le propriétaire et le colon partiaire, par l’ef-fet d’une habitude universelle dans le pays, un mode