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Tome second.
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314 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

de vivre d’après lequel tous les intérêts s’enchaînent,tous les froissements s’aplanissent et toutes les diffi-cultés se résolvent en une sorte de communauté bien-veillante où chacun met du sien.

Le colon partiaire soigne avec affection le mulet dupropriétaire, dont il partage le service. La femme etles filles du colon portent au propriétaire, dont la ré-sidence principale est à la ville voisine, la primeur deses fruits, et soigne l’intérieur de sa maison lorsqu’ily vient séjourner. Le jardin, les fruits, le laitage, lesanimaux, la vigne, les figuiers, les amandiers, la prai-rie, s’il y en a, et les céréales, aussi bien que l’olivier,tout est commun et sujet au partage entre eux.

Dans un tel pays, ce partage est avantageux au co-lon partiaire, attendu qu’une partie des produits sontarborescents, et que la récolte s’en fait ainsi sans avoiroccasionné au métayer des frais de culture. Ses aman-des, ses fruits secs, ses olives ne sont guère pour luiqu’un produit net qu’il recueille sur un espace resserré,et qui se réalise sans grande manutention. Aussi lapopulation de ces départements présente-t-elle uneapparence d’aisance-supérieure à celle du reste duroyaume. Cependant comme les oliviers, en entrantdans celui du Var, acquièrent une végétation triple aumoins de ce qu’elle se montre dans le voisinage duRhône, la part du colon partiaire serait trop belle, sion lui abandonnait la moitié de leur récolte. Aussil’usage est-il de réserver au propriétaire les vergersd’oliviers qu’il fait soigner par sa propre économie etdont le plein de la récolte lui appartient. On n’aban-donne au partage du métayer que lesoliviers isolés.

La culture à économie de ce qu’on appelle les ver-