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Tome second.
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A l’agriculture DE LA FRANCE, 315

gers, c’est-à-dire les grandes plantations d’oliviers,est assez généralement pratiquée dans le midi. Cetusage vient de ce qu’un laps de 50 années étant né-cessaire pour qu’une plantation d’oliviers soit en pleinrapport, un métayer ne saurait entrer dans de tellesconditions. Ce ne peut être que l’affaire du proprié-taire qui se dédommage seul de sa longue attente enjouissant de la part entière du produit de sa plantationet trouve facilement à vendre sa récolte sur pied auxpetitsmarchands d’huile dont le pays abonde, en sortequ’il est débarrassé du plus grand des embarras quedonnent les oliviers, celui d’en faire la récolte et d’enfabriquer l’huile.

Les mêmes usages dominent dans les modes d’ex-ploitation pratiqués dans la portion de la région desoliviers qui se prolonge sur la rive droite du Rhône,entre la mer et les montagnes, jusqu’à la chaîne desPyrénées. Cette contrée est aussi en effet un pays depetite et moyenne culture où la propriété est très di-visée, hormis le long du littoral où les terres saléesde nouvelle création y forment, comme en Camargue,de vastes propriétés, et où ce qui n’est pas consacréaux marais salants est soumis à la culture du steppe etau parcours des troupeaux.

Le surplus de cette belle contrée qu’occupent tantde villes et de villages se partage en superficies bor-nées, devenues l’apanage des capitalistes citadins etdes cultivateurs propriétaires. Les plus riches d’entreces capitalistes ont plusieurs de ces propriétés et lesadministrent par des colons partiaires, car nousavons vu que tel était le seul moyen d’exécuter la cul-ture borticulturale qu’exigent les produits de ces