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Tome second.
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A l’agriculture DE LA FRANCE. 325

car nulle part en France cette culture n’a reçu unaussi prodigieux accroissement que dans le départe-ment de l’Hérault, qui comprend la majeure partied e cette région. Non-seulement on y a revêtu de vignesles penchants, et même les escarpements des coteaux,mais on en est venu à les planter en longs aligne-ments sur les plages jusqu’ici incultes du littoral dela Méditerranée, où elles ont prospéré.

Placés à un mètre et demi de distance, ces aligne-ments se cultivent avec l’araire attelé d’un mulet. Lesceps y deviennent assez robustes pour se passer d’é-chalas, en sorte que la culture de ces vignobles necoûte pas plus que la culture arable qui occuperaitleur place; le soleil en mûrit les fruits dont les sou-ches sont couvertes, en sorte que leur abondante ré-coltç peut se livrer au plus bas prix, parce que le re-vient en est lui-même infiniment bas.

L’écoulement de ces gros vins ne souffre jamais deretard, parce que la chaudière du distillateur est tou-jours prête à recevoir ceux de la pire qualité, aprèsque le commerce s’est emparé de ce qu’il y avait demoins mauvais pour l’expédier au nord où ils serventà colorer, en les détériorant, les vins supérieurs aveclesquels on les mélange, opération que rien ne peutempêcher à cause du bénéfice certain qu’on obtientsur la part du mélange provenant de vins livrésà cinq centimes le litre sur les marchés du Lan-guedoc.

Aussi nulle considération n’arrêtera l’extensiondu vignoble dans cette région méridionale qui semblelui avoir été dévolue, tellement le sol et le climat luisont favorables, et tellement il est facile d’en écouler