Band 
Tome second.
Seite
326
JPEG-Download
 

326 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

les produits, à cause de la grande proportion d’alcoolqu’ils contiennent. Aussi faut-il s’attendre à voirievignoble s’emparer peu à peu de toutes les terresvaines, délaissées jusqu’ici, tant sur les rivages bas dela mer que sur les pentes de tous les coteaux. La pro-duction de ces terres avait consisté jadis dans celledes plantes dont on retirait la soude, mais depuisqu’on a appris à l’obtenir par la décomposition du sel,le prix de cette substance a baissé de manière à neplus permettre la confection des soudes naturelles.Ces terres, peu favorables à la production des céréa-les, auraient été livrées au parcours des bêtes à laine,si l’essai de les planter en vigne, fait aux alentours deCette, n’avait pas réussi ; mais son succès nous a parude nature à décider l’avenir de cette question, d’au-tant plus que le peu de bras qu’exige la culture vigni-cole, lorsqu’on peut l’exécuter avec la charrue, per-met de s’y livrer là même où, comme sur ce littoral,il ne se trouve encore qu’une faible population, cer-tain d’ailleurs que la présence seule de la vigne ferabientôt naître cette population.

Quelque grande que soit dans cette contrée l’exten-sion de la culture du mûrier, elle est dépassée parcelle de la vigne, et l’une et l’autre se propagent auxdépens des oliviers, dont la faible venue a découragéles planteurs dans la majeure partie du pays dont nousnous occupons. Avant peu d’années, on ne pourramême plus le comprendre dans la région des oliviers,mais seulement sous la dénomination de région où peutcroître l’olivier.

Les plantations de mûriers s’augmentent en revan-che dans la même proportion que le prix delà soie.