A L AGRICULTURE DE LA FRANCE.
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Ces mûriers ne sont pas de l'espèce multicaule , cesont des mûriers à haute tige, et peut-être y aurait-ilde l’imprudence dans ce choix, si le mûrier à hautetige n’avait pas toujours comme arbre une valeur dequelque importance dans un pays où ils sont si rares.Il y aurait en effet de la présomption à croire fixer unechose aussi mobile que la mode, en lui donnant pourpivot les arbres séculaires dont la feuille est indispen-sable à la production de la soie.
Après la vigne, le mûrier et l’olivier, viennent lescultures céréales et celle des prairies artificielles. Laculture céréale est restreinte dans une contrée peuspacieuse où la vigne s’empare avec avidité de tousles sols qui peuvent lui convenir et où les mûriers en-cadrent toutes les pièces de terre que la vigne n’oc-cupe pas. Cependant ce qui reste au domaine de lacharrue y est soigneusement traité et les blés y fruc-tifient. Mais ce qui mérite plus d’attention, c’est laculture des prairies artificielles qui,dans ce pays, ac-quièrent. un développement et une régularité qu’ellen’a nulle part ailleurs dans le royaume, si ce n’estdans la région des Pyrénées dont nous nous occupe-rons bientôt.
Le pays étant plus sec et plus aride qu’il n'est fer-tile, on y trouve beaucoup plus de sainfoin que de lu-zerne, au rebours de ce qui se voit dans le Comtatd Avignon. 11 a aussi bien moins de prairies arrosées,soit que les eaux y soient moins abondantes, soit qu’ona t moins su profiter de leur présence. Nous y avonsvu aussi quelques trèfles, mais en petit nombre, et ilfuit convenir que le climat ne semble pas devoir enfivoriser la culture, sans quoi elle serait hautement