A L AGRICULTURE DE LA FRANCE.
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la seule portion du royaume où les prairies artificiellessoient entrées dans le cadre régulier des assolements,d’une manière permanente, incontestée, où leur usageait remplacé celui de la vaine pâture et soit enfin de-venu celui du pays. Partout ailleurs, hormis dansl’Al-sace et la Flandre, elles y sont encore des hors-d’œu-vre, des cultures exceptionnelles, auquel le cultiva-teur ne se croit pas obligé de se soumettre, mais dontil commence cependant à reconnaître l’efficacité.
Enfin celle des cultures qui vers le centre de cetterégion acquiert surtout un développement remarqua-ble est celle de la garance, qui, renfermée d’abord dansles étroites limites des meilleures terres du Comtat, apassé la Durance et le Rhône et se cultive aujourd’huidans tout le triangle formé par les villes de Taras-con, Avignon et Saint-Gannat. Culture qui supposeune grande aisance dans un pays, à cause des fraisqu’elle occasionne et de la rentrée tardive de sarécolte.
Tel est au reste le caractère assez général des cul-tures méridionales, et tandis que les laboureurs dunord rentrent dès l’année suivante dans les produitsde leurs céréales et de leurs colzas, il faut longtempsavant que les cultivateurs méridionaux puissent re-cueillir de l’huile ou de la soie sur l’olivier ou le mû-rier qu’ils ont planté ; il en faut plusieurs avant qu’ilspuissent réaliser les produits de la vigne ou de lagarance qu’ils ont établie. Il en faut encore avant derécolter la prairie artificielle qui doit nourrir leursbestiaux ; tandis que l’herbager normand n’a qu’à lesjeter dans le riche pâturage toujours prêt à les ali-