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Tome second.
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A L AGRICULTURE DE LA FRANCE.

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du pays et le mauvais état des chemins rendent letransport à dos fréquent, et l’âne s’en acquitte mieuxque tout autre animal. II sert surtout à la mon-ture des femmes qui, assises sur leurs selles à fauteuil,peuvent parcourir tous les sentiers et gravir sans peinetoutes les aspérités de cette région. Aussi la race de! l’âne, plus estimée, n’appartient pas à l’espèce gros*i sière du nord. Son poil, dans le midi, est d’un bronzelustré, sa taille haute, ses membres sont fins et pure-ment dessinés ; son allure est vive et franche.

! Les chevaux proviennent à peu près tous de la: Suisse ; quelques-uns se mêlent avec les mulets pour le; service de l’agriculture et du roulage, mais en petitnombre. Les postes , les diligences et la remonte du: Rhône en occupent beaucoup plus. Mais il est à re-! marquer que ces chevaux, naturellement flegmati-| ques et pesants, amenés vers l’âge de quatre ans dans| le midi, y acquièrent au bout de quelques mois, par' l’effet de la nourriture et du climat une vigueur et une

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| agilité dont ils restent dépourvus dans leur pays natal.

: Il est bon d’ailleurs de remarquer que cette région estpeut-être l’unique dans le royaume où l’on s’occupeavec intelligence des soins que demandent les animaux.Peut-être qu’une des causes en est dans le prix élevéque les habitants sont obligés de les payer ; il s’estformé par là de bonnes habitudes, qui sont devenuesgénérales dans ces provinces.

Les bêtes à laine proviennent toutes de la race quenous avons appelée provençale. Elles ne se distinguentdans les diverses contrées de cette région que par des‘ nuances provenant de la différence de régime et dei nourriture auxquelles elles sont soumises. Ces bêtes