330 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES
à laine sont généralement plus vigoureuses et ont plusde vie que celles qui appartiennent aux espèces dunord. Ce qu’il faut attribuer à l’effet d’un climat sec,de plantes plus salines qu’aqueuses, d’où il résultequ’elles sont rarement attaquées de cachexie ; maladiequi les affaiblit et les énerve longtemps avant qu’ellesne succombent. Cependant les bêtes à laine de la Pro-vence sont, en général, supérieures à celles du Lan-guedoc.
Le nombre que cette région en nourrit est consi-dérable , puisqu’aucune ferme n’en est dépourvue, etqu’elle possède de plus les troupeaux transhumantsqui habitent les bouches du Rhône et le littoral de laMéditerranée. Aussi ces troupeaux alimentent toutela population avec leurs agneaux et leurs moutons,dont la qualité est supérieure à toute autre. Aussitôtque les agneaux mâles, qu’on se propose de vendre, ontété éloignés de leurs mères, celles-ci donnent leur laitau berger qui les trait pour en fabriquer des fromages.Ce produit, qu’on ne perçoit cependant que sur unquart ou un tiers desbrebis, puisque les autres gardentleurs agneaux pour les élever, donne à peu près 3 fr.par tête de brebis. La toison vaut au minimum 4 fr.,et au maximum 6. L’agneau gras se vend de 8 à 9 fr.,ce qui est aussi le prix des brebis de réforme ; tandisqu’un fort mouton de trois ans se paie par le boucher14 et jusqu’à 16 fr.
Sans doute ces prix ne couvrent pas entièrementles frais de consommation qu’a occasionnés l’entretiende ces animaux dans les domaines où il faut leur pro-curer des nourritures artificielles, indépendantes duparcours, car il en est ici comme partout, où l’entre-