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Tome second.
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A L’AGRICULTURE DE LA FRANCE.

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tien des animaux productifs se fait à perte; c’est pouren obtenir de l’engrais qu’on les nourrit, et cette con-sidération fait qu’on n’a jamais de troupeaux suffisants.Mais il n’en est pas de même dans le steppe, parcequ’il n’y a pas là de remboursement à demander auxtroupeaux pour les avances de fourrage qu’on leurfait. Cette nourriture croît spontanément et le loyerdu steppe est calculé de manière à laisser un bénéficeaux pâtres entre ce prix et le produit qu’ils retirent”de leurs troupeaux. Le compte en est simple à faireet ne peut être dérangé que par l’effet des intempériesqui nuisent à ces troupeaux.

C’est là l’immense différence entre le revient desproduits des steppes et ceux des terres cultivées ; cir-constance agricole et commerciale à la fois, sur la-quelle les économistes n’ont pas encore apporté assezd’attention. Car il est évident que l’histoire politiquedes vastes contrées qui avoisinent la Méditerranée etla mer Noire ont permis que le steppe y ait survécuou s’en soit' emparé. Ces contrées manquent de lapopulation et des capitaux nécessaires pour y fonderd’un seul jet un système agricole complet. Cependantelles en ont assez et elles ont acquis l’intelligence suf-fisante pour y établir l’agriculture pastorale, en mêmetemps que l’extension de leurs relations a appris à cespasteurs à perfectionner les races des animaux qui fontleur unique richesse.

Aussi longtemps que ces troupeaux n’ont été qu’enpetit nombre, ils ont profité de la demande des lainespour vendre les leurs au cours qu’elles avaient dansles grandes fabriques de l’Europe; mais il faut s’at-tendre à ce qu’à mesure que leurs laines augmente-n. 22