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Tome second.
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A l’aGRICÜLTÜBE DE LA FRANCE.

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croiser des béliers mérinos avec des brebis indigènes.Notre entreprise avait réussi et nous comptions aprèsdix ans sept mille têtes dans notre troupeau, lorsquedes circonstances étrangères à cet établissement nousont engagé à y renoncer en vendant des lots de métisà divers propriétaires ou fermiers du pays.

Le mouvement d’amélioration des laines, à partirde ce moment, ne s’est plus arrêté, et aujourd’hui ilest plus rare de trouver dans ces plaines une bête purede l’ancienne race, qu’il ne l’a été pendant longtempsd’y voir un mérinos. L’accroissement imprimé auxtoisons par le métissage a été cependant moins remar-quable ici que sur les races du nord, parce que ce mé-tissage n’a rien fait gagner en taille à la race indigène,et parce que les toisons de cette race étaient déjà fortégales et tassées ; mais la quai ité des lainesy a beaucoupgagné, et on peut estimer à 2 fr. par toison le bénéficeobtenu. A la vérité, ce bénéfice n’est pas resté en en-tier dans les mains des métisseurs, les propriétairesdu sol s’en sont attribué une large part en élevant leprix locatif de leurs pâturages en raison de la concur-rence que l’entreprise du métissage avait imprimée àcette économie.

Dans la plupart des pâturages se trouve un harassauvage dont le nombre va de 15 jusqu’à 60 têtes.

Ces chevaux ont, comme tous ceux qui s’élèvent enliberté, des formes pareilles et un manteau semblable.Ils sont tous gris, couleur qui semble être primitiveau cheval. Ils sont légers, ont de l’haleine et du feu ;mais ils manquent de fond, comme tous ceux auxquelson refuse l’avoine. Quelques fermiers les emploient à