A l'agriculture: DE LA FRANCE. 311
auvent, afin qu’il sépare le blé de la paille, et l’opéra-tion se termine en livrant au garde-bêtes le 6 p. 100du blé que ses chevaux ont dépiqué.
En estimant le prix de l’hectolitre à 20 fr., la rétri-bution due pour le battage est ainsi de 1 fr. 20 c. ; laperte sur la paille est, il est vrai, considérable. Nousfaisons, depuis plusieurs années, battre nos blés parune machine écossaise qui fonctionne à souhait, pla-cée sur un beau cours d’eau, et dont, par conséquent,le moteur est sans frais. Cependant le battage del’hectolitre nous est constamment revenu au 5 p. 100,soit à 1 fr., à cause du nombre des ouvriers nécessai-res pour le transport des blés et le service de la ma-chine. A la vérité, la paille reste dans un assez bon étatde conservation, et l’épi est complètement purgé degrain. La méthode de battre le grain en plein air, usi-tée dans tous les pays méridionaux, nous semble doncêtre moins défectueuse et moins onéreuse que ne lepense M. deGasparin ; elle a d’ailleurs sur le battageau fléau l’immense avantage de la promptitude del’exécution.
Le gouvernement avait fondé à Arles, pour l’amé-lioration de la race des chevaux du pays, un dépôtd’étalons sous la direction de M. Desportes, et il s’ytrouvait quelques étalons arabes d’une grande distinc-tion. Mais avant d’améliorer l’espèce, il aurait falluchanger son régime, car les haras sauvages ont celade malheureux que la race se proportionne exacte-ment aux moyens de nourriture que lui fournit un par-cours auquel on ne peut rien changer ni ajouter.Aussi ces tentatives n’ont-elles eu aucun succès, et ledépôt a été supprimé.