A L’AGRICULTURE DE LA FRANCE. 343
Six taureaux paraissent successivement dans lalice, et l’on réserve le plus fort pour le dernier. Lejouteur qui parvient à lui enlever sa dernière cocardeest proclamé le vainqueur de la fête, qui se terminepar un grand bal. C’est à cela que se borne cette coursequ’on a dépouillée de tout ce que les combats de tau-reaux ont encore de barbare en Espagne. Quoique cejeu soit sans grand péril, il en reste encore assez pourexciter vivement l’émotion d’une multitude qui trouvedans ces courses un vif attrait.
C’est ainsi qu’avant d’avoir percé cette contrée decanaux et de routes, et avant d’y avoir suspendu desponts, cette antique cité d’Arles, avec ses ruines et sesaqueducs, avait gardé une originalité de costumes etde mœurs qu’il est rare de trouver en France, et dontles derniers traits vont s’effaçant chaque jour sous l’in-fluence d’un cosmopolitisme qui donne à tout la mêmeteinte et la même uniformité.
Des améliorations dans la région des oliviers.
Nous sommes convaincu que la marche qu’a suiviel’agriculture de cette région, en conformant la naturede ses productions à celle d’un climat dont la chaleurmoyenne dépasse celle de sa latitude, suffit pour ne pasreconnaître que cette culture a reçu une bonne direc-tion, et que, loin de la changer, il lui convient, au con-traire, d’ajouter sans cesse à ses productions commer-ciales, certains que sont les habitants de cette régionque celles du nord lui enverront à coup sûr les blés, lesanimaux qui lui manquent. Le Rhône y conduit la