3i4 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES
houille qu’on extrait sur ses bords, et la mer, au be-soin, l’approvisionnerait de tout. Le marché des pro-ductions que fournit le midi est immense et toujoursouvert, car le grand accroissement des populations,de leur civilisation et de leurs besoins a eu lieu de-puis un siècle dans le nord de l’Europe et de l’Améri-que, tandis que le midi commence à peine à participerà ce mouvement après plusieurs siècles de langueur. Ilen résulte que les productions méridionales deviennentinsuffisantes pour la consommation croissante qui s’enfait au nord. Aussi les huiles et les savons, les soies etles vins que ces climats produisent sans efforts sont-ilstoujours plus demandés.
Ce que les propriétaires de la région des olivierspeuvent donc faire de plus habile, c’est d’accroîtresans cesse ces productions diverses, en implantant,dans toutes celles de leurs terres qui en sont suscepti-bles, la vigne ou l’olivier, le mûrier ou l’amandier,la garance ou les câpriers. Ils savent comment il fauts’y prendre, et nous n’avons rien à leur enseigner àcet égard ; mais ce que nous pouvons leur dire, c’estque plus ils étendront leurs cultures horticulturales,plus ils auront besoin de leur fournir les engrais queces cultures absorbent sans les reproduire.
Bien que les terres du midi consomment moinsd’engrais que celles du nord, parce que les eaux ne leslaventpasaussi promptement, elles en exigeraient néan-moins beaucoup, et, quelques soins qu’aient donnés lescultivateurs à leurs prairies artificielles, ils sont loind’avoir assez fait, soit parce qu’on ne saurait amenerdes fourrages de loin, soit parce que le pays lui-même