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Tome second.
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A l’agriculture DE LA FRANCE. 345

n’offre à cette culture que des espaces trop resserrés,quelle est obligée de partager avec des cultures cé-réales.

On peut se convaincre du déficit qu’éprouve la gé-néralité du pays des engrais dont il aurait besoin, etpar le soin que les habitants savent apporter à en re-cueillir la moindre parcelle, et par la supériorité devégétation qu’on remarque dans les lieux voisins desvilles, où il est facile de s’en procurer.

Nous bornerons donc ici nos moyens d’améliora-tions à l’adoption de deux productions qui sont, ànotre sens, à peu près inconnues dans cette région,pour laquelle elles semblent néanmoins être indi-quées, soit par leur disposition végétative, soit par lamanière dont elles peuvent s’encadrer dans les asso-lements, sans y apporter la moindre perturbation.Nous voulons parler de la betterave champêtre et dela vesce d’hiver, mélangée de seigle.

La betterave pourrait se semer sur la jachère, dèsle mois de mars, dans ce climat hâtif. L’expériencedes cinq dernières années a appris qu’elle supportaitmieux qu’aucune autre racine l’effet des saisons sè-ches. Les pluies qui, dans le midi, manquent rarementau mois de mai, décideraient de leur développement,et dès le mois d’octobre on pourrait les enlever pourfaire place, soit au blé, soit à la prairie artificielle,qui leur succéderait au printemps suivant. La vesced’hiver, ce fourrage si abondant, pourrait se semer,dans la même automne, après le blé, sur deux traitsde charrue, mélangée avec le seigle destiné à lui ser-vir de ramure. Elles seraient récoltées en fourragessec pour les mulets ou les moutons, dès que le champ