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Tome second.
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3 56 AMÉLIORATIONS RURALES APPLICABLES

des aspérités rocheuses, y tiennent lieu de futaies.Ces bosquets sont, il est vrai, nombreux et donne-raient au pays l’aspect forestier qui caractérise lesmontagnes, si la serpe ne venait pas périodiquementcouper le branchage de ces arbres pour les tailler entête de saule. Le châtaignier, seul en considérationde ses fruits, échappe à ces destructions régulières ;aussi voit-on sur le penchant des monts de beauxgroupes de ces châtaigniers dont le tronc crevasséet les branches chenues attestent la longue durée.

Ce pays, partout accidentéet profondément sillonné,offre à chaque instant des points de vye inattendus,parmi lesquels il en est qui étalent une brillante ver-dure au bord d’un torrent mousseux et aux pieds derochers dont les châtaigniers recouvrent les aspérités.Du sein de leur feuillage s’élève le clocher fraîchementreconstruit, et le village s’étend sur les deux flancsde la terrasse naturelle sur laquelle repose cet ensem-ble d’habitations et de végétations vivaces. Mais au-delà, la campagne se montre rude, ingrate etdepour*vue de végétation. Desbêtes à laine de chétive espèce,qu’un enfant conduit, courent chercher parmi les dé-bris rocheux une maigre nourriture, tandis que lesétroites localités où la charrue trouve à mordre dansla terre produisent des pommes de terre, du seigleou de l’avoine. Mais au pied du village, dans l’étroitvallon où coule le ruisseau, la terre est divisée pardes alignements de frênes et de cerisiers sauvages enpetits enclos qui renferment des prés de la plus richeespèce.

On ne voit donc rien de spacieux et rien de large-ment dessiné dans celte région, où tout se concentre