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Tome second.
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A L’AGRICULTURE DE LA FRANCE.

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Mais ce qu’elle livre à cette circulation a néanmoinsbeaucoup d’importance, en ce que l’économie du sur-plus du royaume ne pourrait s’en passer sans éprouverun vide difficile à remplir. Cette région livre la plusrobuste et la plus vigoureuse race d’ouvriers qui existepeut-être au monde, celle des montagnards de l’Au-vergne et du Limousin. Nous trouvant un jour à Pon-trémoli, dans l’Apennin, où Napoléon faisait tracerune route, l’ingénieur nous lit voir trois ateliers diffé-rents sur le chantier des travaux, l’un d’ouvriers dupays, dont la journée se payait 1 fr., un de Piémon-tais, auxquels on payait 1 fr. 50 c., et le dernier d’Au-vergnats, qui gagnaient 3 fr.; et, nous dit l’ingénieur,ces 3 fr. coûtent le moins cher à l’entrepreneur parla supériorité du travail qu’exécute cet atelier.

Cette région livre à la France la grande niasse desbœufs que le nord consomme ; cette éducation pour-voit de bœufs de labour les départements de l’ouest,d’où ils passent plus tard dans les herbages de la Nor-mandie, sans quoi les herbagers auraient à les tirerde l’étranger, puisqu’il ne se fait nulle part ailleursen France une éducation de bœufs destinés à êtretransportés sur les points où le besoin s’en fait sentir.

Des assolements dans la région montagneuse.

Nous n’avons que peu de choses à dire sur les asso-lements d’une région où les terres arables ne peuventjamais jouer qu’un rôle borné par la nature même dela localité. 11 y a néanmoins toujours un certain ordredans lequel viennent se ranger les productions, et