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Tome second.
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A l’agriculture DE LA FRANCE. ' 365

présente que des raines, des scories et des sommitésqui paraissent s’affaisser sous l’empire du temps. Maisleurs penchants, en descendant vers la plaine, s’ani-ment à mesure en se revêtant de la verdure de vigno-bles, pour lesquels on a construit des terrassements àla cananéenne.

Le vignoble lui-même finit par disparaître sous uneforêt de noyers gigantesques qui bordent tous les hé-ritages et dérobent sous les flots de leur verdure lavue des villages et des clochers, des chaumières etdes châteaux, parce qu’ils s’élèventplus haut que leurstoitures.

Là où coulent les ruisseaux en descendant desmontagnes , les enclos renferment des prés de la plusépaisse végétation, et au-delà des enclos pareils sontconsacrés aux culturesarables;sur ces terres se pour-suit un assolement inverse de ceux qu’on pratiquepartout ailleurs et où le blé n’occupe que le dernierrang, afin d’épuiseravantdele semer la surabondancede la force végétative du sol. Ainsi on commence pardéfoncer la terre à la bêche pour y semer :

1« année. Chanvre fumé.

2 e — Seigle.

3' — Blé.

4 e — Fèves.

5 e — Avoine, suivie de navels, pour recommencer avec le chan-vre à la 6 e année.

Souvent on supprime l’avoine, et le chanvre revientà la quatrième année. Les propriétaires dépourvus deprés et de vergers consacrent à la luzerne une par-celle de champs, en sorte qu’on ne voitjamais de ter-